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Nous
avons réparti les 4546 folios en 250 séquences, comportant chacune tous
les brouillons qui aboutissent à une même page du manuscrit
définitif. La liste en a été affichée sur le site Flaubert de
l'université de Rouen. Les "candidats" ont pu y choisir librement
une ou plusieurs séquences selon leur goût et le temps dont ils
disposaient. Leur
tâche consistait à déchiffrer les textes et à les saisir en
Word selon les codes que nous avons établis : des
codes simples à appliquer lors de la
saisie, simples à comprendre pour les publics de tous horizons
qui liront les transcriptions. Nous avons donc opté pour une édition
«analogique» qui tente de
reproduire au mieux la disposition de la page en utilisant les
fonctions de base de Word et le l’HTML et qui restitue bien tout
ce qui indique la progression de l’écriture de Flaubert.
Les transcriptions achevées étaient mises
en ligne immédiatement.
Cela a créé une dynamique : voyant que leur travail était tout de suite consultable et
exploitable, beaucoup ont repris une séquence.
Entre
le premier appel lancé le 16 mars 2004 et le dernier folio reçu
- le 15 septembre 2006 - il s'est écoulé deux ans et demi.
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Pour
parvenir au résultat le plus parfait possible, en même temps que le cd-rom contenant
les images de très bonne définition (300 DPI) et un engagement
sur les conditions d'utilisation, les transcripteurs ont
reçu des consignes
pour la saisie du texte, des indications pour afficher simultanément le
traitement de texte et le folio à déchiffrer sur deux fenêtres ou deux
écrans, quelques conseils sur la manière de procéder
ainsi que la page du tableau génétique concernant la séquence à transcrire. Dans
le site internet, la
navigation repose entièrement sur ce classement
génétique
établi
par Marie Durel en 2000.
Les barres horizontales y représentent les
brouillons, très exactement situés par rapport au manuscrit définitif
de Flaubert. Les diverses strates indiquent dans quel ordre ils ont été
écrits depuis les premiers brouillons (en bas du tableau) jusqu’au
texte édité. Grâce à l'interface de Jean-Eudes Trouslard, en
cliquant sur les barres, on voit s’afficher la transcription du
manuscrit.
Ces tableaux ont
souvent permis de déchiffrer des mots ou des passages illisibles
qu’on a pu restituer en se référant à un autre état du même
paragraphe.
Cela a surtout donné du sens et un éclairage au travail écrasant et
souvent fastidieux de la transcription. Grâce à ce classement, il était
possible de ne pas travailler à l’aveuglette : on avait tout de
suite le plaisir intellectuel de suivre les affres de Flaubert, ses
trouvailles, ses repentirs.
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