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Je
suis professeur de Littérature française à l’Université de
Messine (Facoltà di Lettere e Filosofia – Dipartimento di
Lingue, Letterature e Culture straniere). J’ai
commencé à m’intéresser à Flaubert vers 1975, lorsque mon
Professeur de Langue et Litterature française, Giovanni
Bonaccorso, m’a proposé de déchiffrer et de transcrire les Lettres
inédites de Maxime Du Camp à Gustave Flaubert, conservées
à la Bibliothèque Nationale. Ce travail a donné lieu à la
publication, en collaboration avec Giovanni Bonaccorso, des
lettres susdites (Messina, EDAS, 1978).
L’approche des manuscrits, l’entraînement auquel m’avait
obligé le déchiffrement des lettres de M. Du Camp, ont suscité
mon intérêt pour la critique génétique qui commençait à se
diffuser à cette époque.
A cette époque, en effet, remonte mon premier travail de génétique
flaubertienne : La descrizione di paesaggio in « Un
cœur simple » (« RLMC », vol XXXII, n.3,
settembre 1979, pp. 181-194).
Mon rapport avec Flaubert et ses manuscrits. ne s’est plus arrêté,
d’autant plus que j’ai participé à l’édition génétique
d’ Un Cœur simple et d’Hérodias, dirigée
par Giovanni Bonaccorso. J’ai publié, entre autres, deux
volumes de Lettres à Flaubert (la plupart inédites)
conservées à la Bibliothèque de l’Institut et, récemment, Le
Corset moral, où j’analyse, à travers l’étude d’une
centaine de mss., la thématique du mensonge dans Madame
Bovary.
Mais mon intérêt de chercheur ne finit pas avec Flaubert :
je me dédie aussi en particulier à Jean Giono et, depuis
quelques années, à ce que l’on appelle « transcodification »
ou « changement de genres » et que j’appelle
« mutation génétique » des genres littéraires.
Voilà. Les années passent et je vieillis … mais mon goût
pour la recherche ne vieillit pas.
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