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Difficile
exercice que de se présenter ainsi à des inconnus... Mais en fait
la passion flaubertienne nous rapproche et nous laisse plus libres
de parler entre amis. Alors voici :
Je
suis étudiante, actuellement en master d'archéologie et d'histoire
- "Diplôme : signe de
science. Ne prouve rien" - à
Rennes (2007). Je m'intéresse plus particulièrement à la mise en
place de la féodalité - "féodalité
: n'en avoir aucune idée précise mais tonner contre" - et
à son expression dans le paysage des frontières médiévales (mise
en place des centres de pouvoir, châteaux, etc.).
Point de littérature
au programme donc...
Je
viens de Picardie. Point d'attachement à la Normandie et à ses écrivains...
Autant
dire que rien ne me destinait au premier abord à participer à
cette entreprise autour de Madame
Bovary. Mais la rencontre a tout de même eu lieu, en 2005 avec
l'équipe du Ceredi, Danielle Girard, Yvan Leclerc et Nitiwadee
Srihong quelque peu par hasard. Transcrire des sections de Madame
Bovary, voilà qui réveilla des souvenirs lointains de mes
premières lectures. J'ai alors redécouvert ce roman d'une manière
tout à fait inédite et privilégiée. En étroite collaboration
avec une amie historienne comme moi (Anne Riegert), nous avons
ensuite travaillé à l'élaboration des index et à la mise en page
des transcriptions.
Tout
comme les textes et les pierres en archéologie, les manuscrits de
Flaubert sont des sources primaires de grande importance -
"Documents" qui sont
"toujours de la plus haute importance. Et même si mes études
et mes passions me conduisent plus à étudier les donjons - ces
montagnes de pierres qui "éveillent
des idées lugubres" - et
les châteaux forts - qui ont
"toujours subi un siège sous Philippe Auguste" -, je
trouve toujours du temps pour amener ma petite, modeste, pierre à
cet édifice flaubertien.
J'espère
que cette passion continuera toujours à habiter autant de férus de
littérature, de Normandie, de paléographie aussi...
Enfin,
je tiens à remercier tout particulièrement notre ami Gustave pour
ces petites phrases du Dictionnaire
des idées reçues, que je me suis permis de réutiliser ici et
qui sont si délicieuses... |