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Les voix narratives
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Ce dossier regroupe des fragments de texte où les pronoms je - nous - vous - on, situés en dehors des dialogues, signalent la présence d'un narrateur qui participe à l'action ou la commente.
Pour les rendre compréhensibles, les phrases ont été recomposées en supprimant les ratures et les interlignes. L’orthographe de Flaubert a été maintenue.
On peut atteindre les folios d’où elles sont extraites
- soit par le tableau génétique, en cliquant dans l'une ou l'autre des colonnes de gauche, puis sur les folios concernés
- soit par une requête dans le moteur de recherche.
Ce relevé n’est sans doute pas exhaustif.
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Première partie : de l'enfance de Charles au départ de Tostes |
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Folios
| Fragments
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| P. 1 |
cop_2; fin_1
| Nous étions à l'Étude, quand le Proviseur entra, suivi d'un nouveau habillé en bourgeois.
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| P. 1 |
1_3; 4; def_1; cop_2
| Le Proviseur nous fit signe de nous rasseoir.
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| P. 1 |
1_4; 6v; def_1; cop_2
| Le nouveau était un gars de la campagne, d'une quinzaine d'années environ, et plus haut de taille, qu'aucun de nous tous.
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| P. 2 |
1_5; 6; def_2; cop_3
| Nous avions l'habitude, en entrant en classe, de jeter nos casquettes par terre, afin d'avoir ensuite nos mains plus libres.
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| P. 4 |
1_8v; 3v; 8; 9; def_4
| Telle une volée d'oiseaux lâchés dans un salon, qui fait d'abord un grand froufrou, heurte aux angles le bruit sourd de ses ailes, va frapper du bec contre les carreaux, et que l'on rattrape l'un après l'autre.
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| P. 5 |
2_20v; def_5; cop_5
| Nous le vîmes qui travaillait en conscience (« quel imbécille » !, disions-nous !)
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| P. 5 |
1_13v
| Et nous disions : regarde donc comme le nouveau pioche.
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| P. 8 |
1_12
| C'était quand je l'ai connue une femme maigre.
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| P. 12 |
1_17; 23v; 25v;
| Il fut comme tout le monde à peu près, sauf sa façon traînarde de parler. De lui je ne me rappelle guère autre chose.
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| P. 12 |
1_17; 23v; 20
| Je ne me rappelle rien de son séjour au collège que son entrée.
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| P. 12 |
1_20
| (Chose que nous n'avouons pas - pourquoi)
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| P. 13 |
1_33
| Il voyait passer devant lui des idées comme on voit sous ses yeux filer dans un éclair un train de chemin de fer, une locomotive emportant ses wagons, force formidable dont on ne rend pas compte.
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| P. 13 |
1_21; 27v; 31v; def_13
| Je ne le vis se fâcher qu'une fois (mais tout rouge. Il était furieux).
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| P. 13 |
1_18; 24; 24v; 33; def_13; cop_11
| À part ce jour de son entrée où il nous prêta si fort à rire avec sa fameuse casquette, il ne serait je crois guères possible à aucun des anciens camarades de se rappeler rien de saillant sur son compte.
Il serait maintenant impossible à aucun de nous, de se rien rappeler de lui.
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| P. 13 |
1_17; 25v
| Il se présenta parmi nous comme on l'a vu avec ses allures paysannes.
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| P. 13 |
1_21; 27v; 31v; 32v
| S'il ne se mêlait pas à toutes nos espiègleries de chaque jour, et qu'il refusât même de nous aider dans les grandes circonstances où il fallait de l'audace, il est vrai que jamais il ne dénonça personne.
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| P. 13 |
1_24v; 33; 35v
| En écrivant à la hâte sur son genou, il voyait passer devant lui des idées comme on voit filer sous ses yeux filer dans un éclair un train de chemin de fer à triple vitesse. Force formidable dont on ne se rend pas compte.
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| P. 14 |
1_21; 22; 23; 26; 28; def_14
| Enfin il ne voyait pas comme nous au bout de ses classes, tel qu'au fond d'une longue avenue funèbre, luire je ne sais quel grand soleil de liberté à rayonnements d'amour.
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| P. 14 |
1_26; 28; 22
| Jamais il n'a passé les heures des nuits d'hiver à dévorer immobile quelque gras roman d'un cabinet de lecture qui vous ravageait le coeur.
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| P. 14 |
1_23; 31v; 21; def_14
| Quand nous étions rentrés nous autres nous causions de ce que nous avions entendu dans nos familles du spectacle où nous avions été et de la chanteuse que nous avions vue et du bal dont nous rapportions le lendemain nos chevelures encore frisées.
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| P. 14 |
1_32v
| Quand nous rentrions [...] il ne pouvait pas parler comme nous du spectacle, des journaux que nous avions entendu lire dans nos familles du petit bal de la veille. Il n'était pas comme nous au courant des pièces, ne faisait pas de vers, n'avait pas d'amour en tête. Il ce n'est pas lui qui passait les nuits à lire, ni se fut abîmé les yeux. Il ne rêvait pas comme nous.
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| P. 17 |
1_35
| Pauvre garçon ! Sa vie fut dure. Il n'avait rien pour l'y soutenir, ni les joies intérieures de l'esprit qui vous éclairent si bien l'âme d'une idée qu'il n'y a plus de ténèbres nulle part.
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| P. 19 |
1_37; 30v; 2_3v; def_19
| Il entrait quelque part pour s'asseoir, buvait un verre de cidre avec les fermier; on se tablait à causer, l'heure s'avançait.
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| P. 31 |
1_53; 54; 55v; 57v; def_31; cop_24
| Son regard arrivait franchement à vous avec une hardiesse candide.
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| P. 31 |
1_54; 55v; 57v;
| Elle marchait légèrement sur les longues planches élastiques, dans des petites bottines si minces que l'on y voyait remuer les doigts de ses pieds.
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| P. 33 |
1_58; 60v; def_33
| Quand il remonta à cheval il avait encore aux mains, comme un frisson qui vous reste le contact subtil de cette robe.
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| P. 33 |
1_58; 76v;
| Elle lui rappelait je ne sais comment les soeurs de ses riches camarades du collège qui venaient les voir au parloir avec des pâtisseries dans leur manchon.
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| P. 36 |
1_61
| On aime toujours les gens qui vous découvrent de la valeur.
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| P. 37 |
1_63v
| Son coeur délicat se prenait de mollesses aux élégances de la jeune fille qui pénétraient lentement son coeur d'émanations profondes à la manière des sachets camphre dans les vêtements qu'on porte.
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| P. 41 |
1_80v; 76v
| Au bout de quelques jours, la bru je ne sais comment semblait avait déteint sur la belle-mère.
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| P. 46 |
1_84; 85; 106v
| Il avait en lui je ne sais quoi de doux comme un sourire fluide qui circulait avec son sang du coeur aux yeux de la surface au fond.
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| P. 52 |
1_103
| Charles se donna jusqu'au frêne coin de la haie et quand on y fut enfin, on l'eut dépassée...
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| P. 58 |
1_108
| Quand il vous arrivait une assiette pleine, on prenait celle de son voisin qui était vide ou moins remplie, et on lui poussait la sienne à la place par politesse et on se levait, on se disputait par savoir vivre.
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| P. 69 |
1_124v; 125; def_69; cop_54
| Elle le repoussait doucement, à demi souriante et ennuyée comme on fait à un enfant qui se pend après vous.
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| P. 72 |
1_120v; 138
| Les comparaisons de fiancé [...] la rendaient attentive à quelque chose de lointain qui remuait au fond d'elle-même comme un galop de coursiers que l'on entend venir de l'horizon / comme une source cachée que l'on entend au fond des bois.
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| P. 73 |
1_142; 144; def_74; cop_57
| Elle vous apprenait toujours quelque nouvelle, faisait même en ville vos petites commissions, et achetait pour vous des tablettes de chocolat.
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| P. 75 |
1_166v
| Elle aspirait en même temps de tout son coeur je ne sais quel Catholisme vague.
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| P. 76 |
1_154v; 147; 148; def_76; cop_60
| Vous y étiez aussi sultans à longues pipes [...] Et vous surtout, paysages dans une lumière dure à ne savoir si vous êtes de Chine ou de Norvège, nous montrez à la fois, des tigres.
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| P. 80 |
1_159
| Les gens riches le passent dans des chaises de poste. On s'en va, entrelacés faisant le tour des golfes. On se serre les mains aux étoiles parlant de l'immortalité de l'âme.
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| P. 81 |
1_167; 169v; 166; fin_81
| Un homme devait tout savoir - vous apprendre - avoir des aspirations vous tirer à lui. - initier votre coeur aux énergies du sentiment et votre existence aux élégances de la vie - Vous aspirer aux sommités de la pensée - et vous aspirer à son niveau au lieu que l'on descende vers lui.
Un homme, au contraire, ne devait-il pas, tout connaître, exceller en des activités multiples, vous initier aux énergies de la passion, aux raffinements de la vie, à tous les mystères ?
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| P. 81 |
1_163
| Si son regard une seule fois comme une main que l'on tend vers vous dans la tristesse fût venu à la rencontre de sa pensée...
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| P. 84 |
1_175
| L'herbe était verte comme du bronze, la terre désaltérée envoyait vers vous une haleine fraîche.
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| P. 96 |
1_198
| Quelques poulains à crinière longue venaient à vous en hennissant et s'enfuyaient effrayés.
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| P. 99 |
1_206; 175v;
def_99; cop_74
| Le maître d'hôtel, passant entre les épaules des convives les plats tout découpés, faisait d'un coup de sa cuiller sauter pour vous le morceau qu'on choisissait.
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| P. 111 |
1_220; 1_221v; 250v
| Le soleil d'un bond entra dans l'appartement fermé dont les murs s'échauffant exhalèrent une odeur tiède qui vous affadissait. / qui vous affaiblissait
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| P. 121 |
1_243; 245;
| Où l'on s'endort sur la soie, où l'on se pâme dans les parfums [...] avec des voluptés qui viennent servir votre coeur.
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| P. 123 |
1_253
| Le peuple qui [...] vous assassine dans les auberges et pour lequel on fait des quêtes!
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| P. 124 |
1_266v; 2_8v; def_124; cop_94
| Emma lui apprit qu'il fallait vous parler à la troisième personne.
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| P. 126 |
1_263; 2_9v; def_126; cop_96
| Ce n'est pas que la chirurgie lui fît peur. Il vous saignait les gens largement.
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Deuxième partie : de l'arrivée à Yonville au départ de Léon (II - ch. 1 à 6) |
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Page |
Folios
| Fragments
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| P. 139 |
2_2; def_139; cop_107
| On quitte la grande route à la Boissière et l'on continue à plat jusqu'au haut de la côte des Leux d'où l'on découvre la vallée.
[Voir aussi tous les autres on de la description de Yonville.]
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| P. 141 |
1_294v; 2_9; def_141; cop_109
| Au bas de la côte, après le pont, commence une chaussée plantée de jeunes trembles, qui vous mène en droite ligne jusqu'aux premières maisons du pays.
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| P. 145 |
1_5v; 9v; 16v; def_145; cop_112
| Depuis que les évènements que l'on va raconter, se sont passés, rien en effet n'est changé à Yonville.
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| P. 147 |
1_50v
| Il semblait que l'on en vît d'abord le dedans. On devinait un esprit médiocre et des habitudes rangées de célibataire sans passions.
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| P. 150 |
2_35v; 44v; 37; 53v
| C'était lui qui faisait à la ville toutes les commissions du pays. Il achetait pour vous dans les boutiques, allait s'informer chez eux de vos amis malades.
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| P. 154 |
2_33v; 40; 55v
| On n'avait point remarqué au milieu du débarquement un jeune homme de 20 ans environ.
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| P. 156 |
2_52v; 41; 31v; 42; 52v; def_156; cop_123
| Et l'on distinguait à peine autour de soi une chasse à cours/courre, qui tenait toute la muraille.
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| P. 164 |
2_46v; 43v; 89v
| On est enchanté d'un trésor inattendu que l'on ne sait définir. Il semble qu'on s'est connu toujours, que l'on s'entend parler soi-même quand l'autre parle.
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| P. 164 |
2_75v
| Ils étaient entrés dans une de ces causeries vagues [...] où l'on court sur tous les sujets, comme deux voyageurs pressés, laissant à droite et à gauche de la route des prolongements obliques par où le souvenir s'amuse à passer.
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| P. 164 |
2_89v; 72v; 75v; def_164; cop_131
| Ils entrèrent dans une de ces vagues conversations où le hasard des phrases vous ramène toujours au centre fixe d'une sympathie commune.
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| P. 165 |
2_49v
| Cette main s'appuyant à peine sur son bras et si délicatement que c'en était agaçant lui donnait je ne sais quelle satisfaction nouvelle qu'il n'avait jamais eue.
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| P. 167 |
2_86; 87; 88; 100bis; 100vbis; 219v
| Les coeurs [...] sont-ils comme des tiroirs à secret, que de certains noms font ouvrir [...] et avancent vers vous leurs tablettes chargées.
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| P. 169 |
2_97v; 227v; 203v
| Il venait vous labourer une plate-bande.
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| P. 169 |
2_98v; 99v; 167v
| Il est vrai qu'il possédait des talents, il peignait de petites aquarelles, savait lire la clef de sol assez bien pour vous tourner les pages au piano.
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| P. 174 |
2_101
| Elle a beau vouloir courir, sa robe la gêne. Il y a toujours quelque voile qui s'accroche aux buissons [quelque] convenance [qui] vous retient.
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| P. 174 |
2_95
| Petites affaires d'enfant sur quoi s'exerce la rêverie, on aime le béguin avec la tête et les brassières où l'on passe les doigts.
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| P. 175 |
2_100bis
| D'un sexe à l'autre il y a toujours quelque miroitement de soleil qui fait que l'on se trompe sur les proportions et les abîmes.
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| P. 180 |
2_123v
| Ce jour-là quelques guenilles séchaient dessus, brassières d'enfant et d'autres menues guenilles dont on ne reconnaissait pas la forme.
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| P. 180 |
3_59v
| Un air lourd passait, vous apportant sentant l'odeur des granges avec celle de la poussière et des plaines échauffées.
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| P. 188 |
2_204v; 116; 118; def_188; cop_149
| Les bonheurs futurs, comme les rivages des tropiques, projettent sur l'immensité qui les précède leurs mollesses natales, une brise parfumée, et l'on s'assoupit dans cet enivrement sans même s'inquiéter de l'horizon que l'on n'aperçoit pas.
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| P. 191 |
2_119; 122; 131; 151; def_191
| Et le rayon lumineux qui s'en échappait le soir, par la fente d'un volet, lui causait même quelque chose de cette irritation que vous envoie silencieusement une prunelle, par la découpure d'un masque noir.
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| P. 191 |
2_119; 123; 124; 126
| Car le médecin, il est vrai, n'était pas de façons engageantes bien qu'il ne manquât jamais à vous offrir un siège ni de vous reconduire jusqu'à la porte, en vous souhaitant une bonne santé.
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| P. 191 |
2_148vbis
| C'est plutôt être l'amant que baiser, que l'on désire.
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| P. 191 |
2_211vbis; 218v
| Des deux gravures qui l'ornaient, l'une vous montrait « Hippocrate refusant les présents d'Artaxerxe », et l'autre « Napoléon saluant les blessés de Ratisbonne ».
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| P. 196 |
2_226v;
| Félicité l'apportait, on déshabillait, on la montrait. Elle vous entretenait de ses dents, des mots qu'elle bégayait.
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| P. 196 |
2_139v
| Il ne pensait plus à elle et cette plaque noire, comme sur une plaque de métal dont le lisse attire et donne presque le vertige si on le contemple trop.
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| P. 199 |
2_148bis; 149; 191v; 155; 226v; def_199; cop_157
| Et l'on pensa définitivement qu'elle devait être sa bonne amie. Il le donnait à croire, tant il vous entretenait sans cesse de ses charmes et de son esprit.
|
| P. 199 |
2_191v
| N'étaient-ce que les perplexités d'une volonté trop timide, ou bien cette tristesse propre à toutes les passions profondes, et qui incessamment monte vers vous comme la transpiration naturelle des puits ?
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| P. 202 |
2_163
| Léon était pour elle une habitude d'esprit et puis avoir quelqu'un qui vous apprécie épiçait sa vie.
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| P. 204 |
2_175; 176;178
| Il y a des fois dans la vie, où tout l'ancien dégoût arrive à la fois en une seule nausée et l'angoisse vous suffoque.
Et il vous vient / et l'on éprouve / et l'on sent tout à coup
Un océan d'angoisse vous entoure. On s'étonne.
|
| P. 206 |
2_179; 181; 184
| La moindre sensation quelquefois qui passe sur vous, tire de l'âme comme une électricité plus subtile, et la fait pétiller alors en mille souffrances dans toute l'étendue de son être.
|
| P. 206 |
2_184
| Elle eut une dilatation - comme au théâtre un changement à vue, et qu'on passe à quelques radieux décors.
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| P. 208 |
2_193bis; 194
| Comme dans le rêve quelquefois, on a conscience à la fois de deux états différents. / Une transposition comme on en a dans le rêve, le sentiment du sommeil et l'illusion du rêve. / Où l'on sent à la fois, deux pers. distinctes en deux lieux différents et qui se détruisent pas cependant. |
| P. 210 |
2_207
| Le marchand retira une grande feuille de papier bleu qui faisait double-fond lui fit voir, avec plus de précaution qu'on n'en met à manier un papyrus deux écharpes algériennes.
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| P. 211 |
2_211; 213; 3_56v; 60v; def_211
| Cette odeur âcre et sucrée tout ensemble, médicinale et voluptueuse qui vous fait penser à la peste, aux caravanes et aux sultanes.
Ce parfum des choses lointaines, qui ont passé la mer, cette étrange odeur à la fois forte et suave, molle et épicée, et que l'on respire en songeant toujours aux caravanes, aux sultanes, à la peste et aux pagodes.
|
| P. 211 |
2_210; 211
| Cette étrange odeur orientale âcre et sucrée tout ensemble, qui sent le poivre, la canelle le gingembre et l'eau de rose et qui nous apporter de là-bas l'exhalaison des lazarets.
Et que l'on hume avec un plaisir triste.
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| P. 213 |
2_237v
| Comme on prend plaisir à contempler à ses pieds une paire d'escarpins neufs sans savoir si plutard, la fatigue, la chaleur... ne fera pas craquer les coutures ou saigner la chair ?
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| P. 215 |
2_237; 238; 240; def_215; cop_169
| Quelque chose d'inouï et de perdu dans les nuages, comme ces montagnes que l'on juge qui semblent démesurées par le désespoir que l'on a, de n'y jamais parvenir.
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| P. 215 |
2_239
| Emma alors vous entretenait de ses dents qui perçait, des mots qu'elle commençait à bégayer.
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| P. 216 |
2_224v; 245v; 254v
| Un de ces sentiments éthérés [...] dont la perte serait douloureuse et dont la possession peu voluptueuse ne vous réjouit.
|
| P. 216 |
2_224v; 245v
| Mais Léon y rencontrait caressant à son insu, un besoin d'idéal qui est en tous les hommes, et qui lorsqu'on ne peut le reporter sur des choses élevés, s'en prend aux communes.
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| P. 216 |
2_224v
| Ne semblait-elle pas une de ces exilées des cieux à mettre sur les tombeaux - dans les herbes et qu'on voit s'envolant.
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| P. 216 |
3_87v; 2_224
| Maintenant, ne semblait-elle pas en effet [...] une de ces blanches figures que l'on voit dans les livres.
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| P. 216 |
2_241v
| Il obéissait en s'y livrant, à ce besoin d'être mieux, de rêver plus haut et d'embellissement qui /nous/ tourmente tous les hommes par crises intermittentes ou en continuité.
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| P. 216 |
2_235; 237; 240; 220v; def_216; cop_169
| Et puis s'il était à cet âge, où l'on goûte toutes les femmes en une seule femme, il était à l'âge aussi, où l'on retrouve celle-là dans toutes les autres.
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| P. 217 |
2_224; 247v
| Cela tenait le milieu entre le martyr et le génie, mais il en était surtout convaincu tant nous avons la rage de mettre sur des piedestaux les statues que font nos coeurs.
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| P. 217 |
2_240v; 243; 244; 246v; def_217; cop_170
| L'on se sentait pris par un charme glacial / comme elle vous ferait / comme l'on frissonne, dans les églises, sous le parfum des fleurs mêlé au froid des marbres.
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| P. 217 |
2_243; 244; 247; 248v; 250v; def_217
| Alors, elle la tirait de son âme, comme un médaillon que l'on contemple face à face, à qui l'on parle, dont les yeux vous sourient. Car Léon se tenait en sa pensée.
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| P. 219 |
2_252; 254; def_219; cop_171
| Comme une éponge que l'on promène sur un mur, traînant son coeur sur toute la surface de sa vie, elle le tordait avec acharnement en faisait couler un continuel ennui.
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| P. 225 |
2_267; 270v; 3_48v
| Les prenant par le collet de la veste, ou la ceinture de la blouse (comme des singes que soulève par la chaîne) il les portait en l'air il les replaçait à genoux sur les pavés du choeur.
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| P. 227 |
2_272v
| La gosse voix du curé la voix aigre des enfants arrivaient encore à son oreille [...] continuant derrière elle, en s'affaiblissant toujours comme un refrain /qui vous poussent / qui se répétaient derrière elle.
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| P. 233 |
2_290; 291; 292; 297v; 3_63v; def_233
| Puis il commençait à subir cet accablement que vous cause la répétition de la même vie, lorsqu' aucun intérêt ne la dirige et qu'aucune espérance ne la soutient.
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| P. 233 |
2_289v; 293v
| Il sentait le besoin de sortir de cette vie par cette lassitude que l'on a à toujours faire les mêmes choses, et à rester dans le même lieu quand on n'a pas l'espoir de rien neuf qui doit s'y passer.
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| P. 233 |
2_289; 295v
| Mais l'on ne se chauffe pas avec les étoiles.
|
| P. 233 |
2_290
| Léon reculait à prendre un parti et l'idée d'un changement de vie, par la répugnance que l'on a pour l'action et le vague lui faisait presque peur.
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| P. 235 |
2_294v; 296; 302v; def_235
| Léon immédiatement annonça son départ [...] et lorsqu'il vous rencontrait sur la place, vous entretenait aussitôt de son déménagement.
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| P. 237 |
2_298v; 306; 3_3v; 36v; def_237; cop_190
| La lumière y glissait comme sur un marbre, jusqu'à la courbe des sourcils, sans que l'on pût savoir ce qu'Emma regardait à l'horizon, ni ce qu'elle pensait au fond d'elle-même.
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Deuxième partie : la rencontre avec Rodolphe et les comices agricoles (II - ch. 7 et 8 ) |
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Page |
Folios
| Fragments
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| P. 242 |
2_310v; 3_1; 2
| Ce n'était pas les réminiscences de la musique [...] mais cette douleur fine et profonde que laisse en vous les habitudes brisées, l'interruption de tout mouvement, la cessation brusque d'une longue vibration. On s'aperçoit de sa sonorité au silence, et du temps qu'elle a sonné à la tristesse qui lui succède.
On s'aperçoit de sa force, au silence qui succède. L'on s'aperçoit de sa durée, à l'étourdissement qui vous saisit.
|
| P. 242 |
3_2; 41v; def_242; cop_195
| C'était cette rêverie que l'on a sur ce qui ne reviendra plus, la lassitude qui vous prend après chaque fait accompli, cette douleur enfin que vous apportent l'interruption de tout mouvement accoutumé, la cessation brusque d'une vibration prolongée.
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| P. 242 |
3_5v
| Les conversations d'autrefois lui revenaient à la mémoire, par bribes, plus chantantes et mélodieuses que des musiques perdues, dont on poursuit les notes ...
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| P. 245 |
3_18v
| On était scandalisé, souvent on oubliait de garder quelque chose pour le soir pour Monsieur. On n'avait pensé à lui.
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| P. 245 |
3_19; 3_23v
| Elle avait des accès bruyants où on l'eût poussée facilement à des extravagances.
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| P. 245 |
3_23v
| Ses yeux, quand ils vous regardait étaient vagues.
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| P. 252 |
3_32
| Des poules et des canards chantaient piaulaient dans des cages près des paysannes vous appelant criant fort, lorsque quelque vache tirée par un homme passait.
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| P. 252 |
3_33
| Des machines à blé vous envoyaient quand on passait près d'elle, l'odeur des bois neufs, et de la charronnerie.
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| P. 261 |
3_80v
| Elle murmurait entre ses dents, et vous regardait avec une la figure toute irritée
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| P. 264 |
3_133v; 118v; 90; 91; 93; 94; 95; def_264; cop_216
| Elle inclinait la tête sur l'épaule, et l'on voyait entre ses lèvres, le bout nacré de ses dents blanches.
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| P. 264 |
3_109v
| Il n'acheva point sa phrase comme ces arbres que l'on laisse à demi-plantés pour qu'ils prennent mieux racine.
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| P. 265 |
3_120v; 123v; 108v;
| On entendait au loin beugler les boeufs et crier les valets de ferme. Des paysannes vous heurtaient avec leurs grands parapluies à bec de cuivre ou du bout de leurs paniers.
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| P. 265 |
3_120v
| L'on commençait à désespérer. On avait envoyé à plusieurs reprises des éclaireurs sur la route. Le découragement vous saisissait !
|
| P. 265 |
3_108v; 226v
| Il fallait parfois se déranger devant une longue file de campagnardes qui venait vers vous. Servantes en bas bleus à souliers plats à bagues d'argent et qui sentaient le lait quand on passait à côté d'elles.
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| P. 266 |
3_100
| Elle avait cette incohérence de choses à la fois communes et recherchés, cette assemblage disparate de négligence et d'élégance - signe de richesse / où l'on pressent avec complaisance / qui semble révéler les habitudes d'une imagination excentrique.
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| P. 267 |
3_121v; 69v; 70v; 75v
| À ce moment- là il y avait devant eux un homme qui poussait sur une charrette à bras une petite barrique de cidre et vous versait à boire dans le même verre toujours sale. / Il vous vendait à boire.
Et même l'on avait vu tout à l'heure Mr Desoserays se pencher au dessus et boire un grand coup.
|
| P. 267 |
3_125v
| C'était Lestiboubois le fossoyeur qui apportait là, en plein comices pour la commodité du public les sièges de l'église, les rangeait, vous recevait les sous et repartait fort content en chercher d'autres.
|
| P. 267 |
3_162v; 139v
| Il avait découvert ce moyen de tirer parti des comices. Au bout de cinq minutes que l'on était assis, il vous faisait payer.
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| P. 268 |
3_319; 119; 147bisv; 120
| Puis quand on s'était bien aligné devant le péristyle de la mairie au bout de cinq minutes on se séparait. Il était si tard que l'on commençait presque à désespérer
L'ennui vous prenait.
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| P. 274 |
3_175; 163v; 173; 146; def_274; cop_229
| La voix de Mr Lieuvain se perdait dans l'air. Elle vous arrivait seulement par lambeaux de phrases.
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| P. 274 |
3_175v;
| De temps à temps le silence était interrompu les longs beuglements d'une vache, ou bien de boeuf qui partait derrière vous.
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| P. 274 |
3_198v; 174; def_274
| Malgré ce poids, cependant, il vous regardait de là dessous, avec une douceur toute enfantine.
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| P. 276 |
3_207v; 181v; 161; 166; def_276
| D'abord l'orateur vous dépeignaient ces temps farouches où les hommes vivaient de gland au fond des bois.
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| P. 282 |
3_219v
| Il se citait lui-même parmi les membres du jury et vous apprenait dans une note que Mr Homais pharmacien, avait envoyé un mémoire sur le cidre à la société d'agriculture.
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Deuxième partie : la liaison avec Rodolphe (II - ch. 9 à 15) |
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Page |
Folios
| Fragments
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| P. 292 |
4_4; 9v; 22v; 26; 27
| L'on se promit son portrait. On s'échangea des cheveux.
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| P. 292 |
4_5v
| Elle monta les marches avec cette facilité surnaturelle que nous éprouvons dans les rêves.
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| P. 292 |
4_30v; 31; 33v
| C'était comme ces salades d'Espagne où l'on voit clapoter dans l'huile blonde, des fleurs et des légumes.
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| P. 292 |
4_32
| C'était comme ces salades d'Espagne où l'on jette dans l'huile des quartiers de bouc et des morceaux d'orange.
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| P. 292 |
4_33v
| Sa voix était plus douce et même son teint plus clair comme s'il eût tiré quelque splendeur du soleil intérieur que l'on ne voyait pas.
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| P. 292 |
3_296v; 4_30v; 31; 33v; 91v
| Emma néanmoins l'en consolait avec des mièvreries de langage, comme on eût fait à un marmot abandonné.
|
| P. 300 |
28v; 65v; def_300; cop_259
| Emma néanmoins l'en consolait avec des mièvreries de langage, comme on eût fait à un marmot abandonné.
|
| P. 312 |
4_77; 87v
| Brave homme, excellent, et vous offrant de temps à autres, une prise de tabac.
|
| P. 318 |
4_103; 103v; 104; 106v; def_318
| Rodolphe savourait sa beauté, comme une grappe de raisin, que l'on dévore à pleine bouche.
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| P. 321 |
4_112v; 134v
| Comme ces fois où quelque petite note délicate et sérieuse monte en glissant sur la chanterelle et y palpite d'un son si pur si absorbant que l'on ne respire plus et qu'il vous semble que rien au-delà n'existe plus.
|
| P. 321 |
4_113v
| Puis cela se montait toujours, et finissait en chandelle, palpite tout en haut, étoile suspendue et si pleine si pure, si absorbante et si douce qu'il vous semble que vous vivez en elle, et que rien dans le monde n'existe plus.
|
| P. 324 |
4_120; 121; 211v; def_324; cop_284
| Il bavardait sur toutes choses avec une voix traînante, doucereuse qui vous affadissait.
|
| P. 326 |
4_127; 128; def_326; cop_286
| La parole humaine est comme un chaudron fêlé où nous battons des mélodies à faire danser les ours, quand on voudrait attendrir les étoiles !
|
| P. 331 |
4_139v; 135v; 145; 148; def_331; cop_290
| Ils avaient l'air toujours un peu humides, comme si des parfums en eussent pénétré la peau qui vous semblait être plus qu'une autre propre à des caresses onctueuses et à des frémissements. Sa voix comme sa taille prenait maintenant des inflexions plus molles. Elle se traînait avec des sonorités métalliques qui vous bourdonnaient encore à l'oreille quand elle avait fini de parler, et quelque chose de subtil qui vous pénétrait, se dégageait comme une vapeur, des draperies de sa robe et de la cambrure de son pied.
|
| P. 332 |
4_189v; 237v; 158; 183; def_332; cop_292
| On marchait au pas à cause des grandes dalles. Il y avait par terre des bouquets de fleurs, que vous offraient en riant des femmes à tresses noires et en corset rouge.
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| P. 334 |
4_167; 168
| L'odeur des chèvrefeuilles et des seringas vous arrivait par bouffées.
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| P. 337 |
4_180v; 173v; 228v; 185v
| Ils sortaient sans que l'on pût savoir à quelle lettre ils appartenaient - quelques cheveux s'accrochaient même aux vis intérieurs de la serrure et se cassaient quand on l'ouvrait.
|
| P. 340 |
4_183
| Il faisait nuit complète dans le grenier. On étouffait et les ardoises du toit échauffées par le soleil faisaient tomber sur vous une chaleur étouffante.
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| P. 346 |
4_203v
| Elle offrit à partir de cette époque une marche plus incertaine et des caractères plus complexe sans que l'on pût préciser ce qu'elle avait.
|
| P. 348 |
4_213; 214; 216
| Elle se plaignait sans cesse d'accablement, et semblait, il est vrai, près de défaillir à chaque minute avec ses grands yeux noirs qu'elle fixait sur vous, et sa figure toute pâle, comme quelqu'un d'exsangue.
|
| P. 350 |
4_232; 233; 5_12v; def_350; cop__311
| Le libraire, avec autant d'indifférence que s'il eût expédié de la quincaillerie à des nègres, vous emballa pêle-mêle tout ce qui avait cours pour lors dans le négoce des livres pieux.
|
| P. 353 |
4_255
| Athalie était avec Napoléon la plus turbulente de la famille, faisait des coups en dessous, ragache, envieuse, elle vous mordait.
|
| P. 355 |
4_354; 355; 241; 258v; 5_23v; def_355; cop_317
| Elle avait des paroles si douces, des regards si hautains, des façons si diverses, que l'on ne distinguait pas chez elle l'égoïsme de la charité, ni la corruption de la vertu.
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| P. 355 |
4_258
| Figure béate de Bournisien que l'on a vu ignoblement tout à l'heure.
|
| P. 359 |
4_268v; 269v
| Tandis qu'elle montait l'escalier des premières, portée comme dans un rêve où il vous semble qu'un gonflement intérieur vous fait voler dans les airs.
|
| P. 360 |
4_279v
| Les musiciens [...] exécutaient des traits, des trilles, des démanchés, des gammes avec une fureur paganinique qui vous étourdissait.
|
| P. 362 |
4_272v; 274v
| Sa voix se traînait en plaintes mélodieuses vous pénétraient.
Des notes pleines de sanglots et de baisers qui vous arrachaient l'âme.
|
| P. 364 |
4_280
| L'odeur du gaz se mêlait aux haleines chaudes. L'émanation des bouquets vous passait sous les narrines.
|
| P. 366 |
4_286v
| Il vous arrivait de la rivière, des bruits de chaloupe à la godille fendant l'eau.
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| |
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| |
Troisième partie : la liaison avec Léon (III - ch. 1 à 5) |
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Page |
Folios
| Fragments
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| P. 369 |
5_13; 12; 14; 16
| Comme ces soleils couchants, qui du fond de l'horizon, allongent à ras du sol jusqu'à vous, des ondoiements lumineux.
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| P. 369 |
5_27; 18; 22; def_369; cop_336
| On ne parle pas avec autant d'aisance à l'entresol qu'au quatrième étage et on est plus hardi devant la femme convoitée sur des meubles en noyer que sur le palissandre.
|
| P. 369 |
5_15; 20; 21
| Le souvenir qu'on en a, le désir qu'on en garde, se change en une fonction continue, normale, régulière, et se mêle à l'âme entière comme ces maladies contractées à force d'être portées deviennent quelque chose de votre tempérament.
|
| P. 370 |
5_33v
| Mais ils ne disaient pas tout car il y a dans les confidences les plus intimes toujours quelque chose que l'on ne dit pas.
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| P. 370 |
5_42v; 36v; 37v
| Elle s'étendit beaucoup sur la difficulté de trouver quelqu'un qui vous plaise et sur l'éternelle solitude où l'on vit.
|
| P. 371 |
5_26; 28
| N'importe ! On garde devant soi un idéal qui continuellement vous attire.
|
| P. 378 |
5_73
| Des parties cachées de l'édifice, il venait quelque fois jusqu'à vous comme l'exhalaison d'un soupir, des chuchottements interrompus, le bruit d'une chaise qu'on remuait.
|
| P. 380 |
5_67; 70; 76, 80v; 89v; 105v; 200v; def_380; cop_348
| Plus orgueilleux qu'un propriétaire campagnard vous montrant ses espaliers.
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| P. 381 |
5_74; 72v; 75; 88v
| Il fut saisi par une de ces stupéfactions qui vous envahissent quelquefois, aux instants les plus affairés de la conscience.
|
| P. 397 |
5_139v
| Ce n'était plus là une grisette du Quartier Latin vous allumant.
|
| P. 400 |
5_191v; 206v; 157; 160v; 192v; 6_15v; def_400; cop_369
| Et lorsqu'on venait la voir, elle ne manquait pas de vous apprendre qu'elle n'en faisait plus et qu'elle avait abandonné la musique. Alors on la plaignait. C'était dommage ! Elle qui avait un si beau talent. On en parla même à Bovary. On lui faisait honte en quelque sorte.
|
| P. 401 |
5_168; 170; 186
| La conversation s'engageait. Il y avait de braves gens qui vous racontaient leur histoire.
|
| P. 406 |
5_225; 226; 227v
| On y voyait plus clair que dans les rues et le ciel bas, tout près de vous, était d'une blancheur égale.
|
| P. 406 |
5_229
| Cagneux et presque idiot, il s'avançait vers vous.
|
| P. 406 |
5_215v; 233v; 6_14v; def_406; cop_377
| Et pour vous parler il se renversait la tête avec un rire idiot.
|
| P. 409 |
5_211
| Elle n'était pas de ceux pour qui l'amour embellit tout, elle voulait au contraire tout embellir pour l'amour comme on embrasse des reliques.
|
| P. 409 |
5_212v
| Tout ce vague éclat que jette autour de vous les hautes positions sociales.
|
| P. 409 |
5_241
| Quel plaisir que de s'entraîner ainsi et aussi rapidement que l'on peut, vers l'objet qui nous attire.
|
| P. 410 |
2_191v; 2_200v; 5_244; 5_179v; 5_259v; 6_3; 7; 164v
| Où donc avait-elle appris cet art de vous faire passer l'âme dans la chair et de l'ensorceler sous des luxures qui la dévoraient ?
|
| P. 411 |
5_176; 178; 184; 185v; 250v; def_411; cop_382
| Si elle vous disait avoir passé hier, par le côté droit d'une rue, il fallait croire qu'elle avait pris par le côté gauche.
|
| P. 414 |
5_260; 264; 251; 263
| “Je le crois" répondit Charles en rougissant comme quelqu'un qui n'ose trahir un secret, ou vous rapporter par délicatesse, une détermination défavorable.
|
| P. 415 |
5_262
| Il y a des gens à qui le Beau, l'Élégant déplaît. C'est ce qui fait qu'on calomnie les grands hommes, qu'on déteste les poètes, que le peuple hait les riches.
|
| P. 416 |
5_182; 6_1v; 4v
| Le mensonge d'ailleurs est comme un sable mouvant. On s'y enfonce, par tous les efforts que l'on fait pour en sortir, et l'on n'y a point posé les pieds, que cela vous gagne jusqu'au coeur.
On n'y pose pas les pieds qu'on en a jusqu'au cou.
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Troisième partie : vers la catastrophe finale (III - ch. 6 à 11) |
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Page |
Folios
| Fragments
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| P. 416 |
6_3v
| Une voix rébarbative la lui donna en accompagnant ce renseignement d'injures pour vous déranger pendant la nuit.
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| P. 418 |
6_7; 24v; 31v; 32v; 33v; 36v; 164v; def_418; cop_391
| Où donc avait-elle appris cet art de vous ensorceler sous une luxure presqu' immatérielle à force d'être subtile.
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| P. 421 |
6_35; 36;def_421; cop_396
| Par lâcheté, par bêtise, par cet incroyable sentiment qui nous pousse aux actions les plus antipathiques, il se laissa conduire chez Bridoux.
|
| P. 421 |
6_179v
| Par lâcheté, par bêtise, par cet incroyable sentiment qui vous pousse aux actions les plus antipathiques, il se laissa conduire chez Bridoux,
|
| P. 422 |
6_41; 42;48v; 50v; 51v; 77v; def_422; cop_396
| Mais le dénigrement de ceux que nous aimons, toujours nous en détache quelque peu. Il ne faut pas toucher aux idoles; la dorure en reste aux mains.
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| P. 422 |
6_43v
| Car la négation, si momentanée qu'elle soit, de nos plus fermes sentiments, contribue pour plus tard à leur décadence.
|
| P. 422 |
6_41v; 44v;
| Le masque est levé, la chair connue, mais on voudrait connaître le dessous de la figure l'intérieur de l'âme.
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| P. 422 |
6_48v; 77v
| Comme on voit les fissures d'une ruine à la lueur d'un incendie.
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| P. 422 |
6_47v
| L'odeur de son corps dans la chambre qui embaumait tout à coup comme un flacon d'essence que l'on débouche.
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| P. 423 |
6_41v; 42v; 44v
| Il était alors à ce point de maturité dans l'adultère où l'on désire connaître les antécédents, moins par une jalousie rétrospective, que par besoin critique d'approfondir la source qui vous désaltéra.
D'approfondir la source qui nous désaltéra.
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| P. 423 |
6_62v
| Elle écrit des lettres pourtant. Idée reçue des lettres. Il faut écrire quand on a un amant
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| P. 424 |
6_49; 177v; 101v; 56v; 64v; def_424
| Elle les avait eus pourtant, et à présent, elle les examinait comme on s'amuse au bord de la mer, à remuer dans ses mains, des coquilles brisées.
|
| P. 424 |
6_55v; 103v
| Les meilleurs baisers ne nous laissaient sur la lèvre que l'irréalisable envie d'une ivresse plus haute.
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| P. 424 |
6_55v
| Et chaque baiser d'une lèvre humaine, vous engrossait de dégoût.
|
| P. 424 |
6_56v
| Comme elle enviait alors d'éprouver ces battements de coeur dont on défaille, les extases au clair de lune tous ces sentiments embellis par on fait des livres, et où on cherche à vous [illis.] le bonheur.
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| P. 425 |
2_202; 6_59v; 52v; 63; 133
| À la manière dont il faisait les noeuds, coupant le fil entre ses dents, on ne devait s'attendre à aucune pitié de lui.
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| P. 427 |
6_66v; 67v; 84v; 113v
| Puis elle en était à ce point où par l'habitude de céder à ses passions, toute envie vous devient insupportable.
|
| P. 427 |
6_68v
| Chaque soir, tout en causant, elle s'informait des visites qu'il avait faites, si la maladie était grave, le malade riche, tâchait de se rappeler les noms et les dates puis vous jetait à la poste, des factures extravagantes.
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| P. 429 |
6_73; 74; 75; 79v; 174v
| Aussi renonçait-il à la flûte et aux sentiments exaltés. Il trouvait même que l'imagination ne vous conduisait à rien.
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| P. 429 |
6_77; 78
| On change. Chaque jour de la vie se passe à renier ce que l'on a adoré la veille.
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| P. 429 |
6_78
| Et tout le monde lui donnait des conseils par cette rage qu'on a de se mêler des affaires des autres.
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| P. 435 |
6_100; 106v; 155v; def_435; cop_412
| Et son existence jusque dans ses recoins les plus intimes, fut comme un cadavre que l'on autopsie, étalée tout du long au regard de ces trois hommes.
|
| P. 437 |
6_115; 112; 116v
| Et elle le regarda. Quel regard ! Il était plein de provocations. Il vous sollicitait, vous poussait. Une hardiesse infernale s'irradiait de ses prunelles enflammées.
|
| P. 439 |
6_114v; 121v;
| Me Homais était extrêmement friande de ces petits pains en forme de turban, que l'on mange, dans les carêmes, avec du beurre salé, dernier échantillon des nourritures gothiques dont nos robustes aïeux aux larges estomacs se régalaient.
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| P. 442 |
6_133; 134
| Ses petits yeux ternis comme des verres dépolis avaient en clignottant quelque chose de faible et de bestial qui vous répugnait.
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| P. 450 |
6_177
| D'ailleurs quand on bande on n'y regarde pas de si près.
|
| P. 459 |
6_215; 218; 219; 220; 221; 259v; 263v; 250v; def_459; cop_450
| Il eût touché à la sainteté si la finesse de son regard ne vous désarticulait tout mensonge à travers les allégations et les pudeurs.
|
| P. 459 |
6_259v; 263v
| Si l'on juge de la valeur d'un homme par la quantité d'imbéciles qui l'imitent celui là devait en avoir une extraordinaire.
|
| P. 460 |
6_225; 254v; 226; 227; 228; 232
| Et ce même homme que l'on avait vu dans cette pharmacie lors du pied bot, arrogant et verbeux, était fort taciturne. Il mangeait la tête basse.
|
| P. 461 |
6_225; 232; 232v; 233v; 254v; 251v; 227; 228; 231; def_461
| Homais se délectait, en son orgueil d'amphytrion/amphitryon et comme il y a toujours dans le malheur des autres, quelque chose qui nous en console.
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| P. 461 |
6_243v
| Une certaine association d'idées entre la soutane et le linceul qui fait que l'on exècre l'une, par épouvante de l'autre.
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| P. 462 |
6_225v
| Ses mains décharnés se promenaient lentement sur les draps [...] avec ces gestes doux et hideux que nous ferons tous.
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| P. 464 |
6_185v; 251; 253;
| Il y a toujours après la mort de quelqu'un, un reste de stupeur infinie qui se dégage, tant il est difficile de comprendre cette survenue du néant et de se résigner à croire. On se regarda quelques minutes sans rien dire, comme si l'on avait eu peur, en énonçant la vérité, de la rendre plus complète et plus irrévocable.
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| P. 464 |
6_248v
| Il regarda le prêtre qui les frottait doucement pour le dernier voyage où l'on ne marche pas.
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| P. 464 |
6_249; 250; 248v; def_464; cop_457
| Elle se redressa comme un cadavre que l'on galvanise.
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| P. 466 |
6_256; 266v; 224v;
| Alors il se mit à discourir sur la fragilité de l'existence, la vanité de nos projets, le tort que nous avions de nous attacher à quelque chose puisqu'il fallait tôt ou tard nous en séparer.
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| P. 468 |
6_265; 266; 267; 268; def_468; cop_465
| Le soir il vint des visites. On entrait dans la salle. Bovary se levait il vous serrait les mains sans pouvoir parler et l'on s'asseyait silencieusement au milieu de la compagnie.
|
| P. 468 |
6_267
| Vers le soir il vint des visites. Charles les reçut dans la salle. On entrait sans parler. Il vous embrassait pleurant et on s'asseyait. On était tous en rond le jarret sur le genou. Les doigts croisés soupirant. [...] On disait de ces niaiseries dont on était reconnaissant, tant on s'ennuyait.
On était silencieux car on n'avait rien à dire. On restait là par esprit de savoir-vivre. Quelques uns plus au fait du monde vous glissait à l'oreille.
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| P. 471 |
6_277; 278; 280v; 282v; def_471; cop_469
| Puis ils mangèrent et trinquèrent, tout en ricanant un peu, sans savoir pourquoi, excités par cette gaieté vague qui vous prend après des séances de tristesse.
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| P. 472 |
6_283v; 290v
| Il déposa sur le front du cadavre, cet horrible baiser qui vous reste toujours aux lèvres, comme l'avant goût de la pourriture finale.
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| P. 474 |
6_288; 301v; 301; 304v; 300
| Et leur voix s'en allait sur la campagne, montant et s'abaissant avec des ondulations, comme le vol d'un corbeau qui fuit devant vous.
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